Photo de vilarson dans l'hopital général de port au prince

Alex – Ma mission en Haiti

Elo vous a fait un topo sur sa mission en Haïti, à moi d’en faire autant.

Comme dit par ma mie, nous avons essayé de trouver des missions pouvant s’inscrire dans la durée. Mais notre court séjour (1 mois) ne nous l’a pas vraiment permis.

Elo s’est occupé des orphelins et personnes handicapées. Quant à moi, Soeur Flora m’a sollicité pour essayer de trouver des fonds pour un des salariés de l’orphelinat : Vilarson BELZINCE.

Je suis allé à Fort de France pour rencontrer Vilarson et ai trouvé un hôpital délabré, soumis aux bruits de la ville. J’y ai aussi trouvé des patients très mal pris en charge… Pas de nourriture, des soins aléatoires, et des conditions sanitaires déplorables.
Vilarson n’avait qu’un repas par jour, apporté par sa famille lorsqu’elle le pouvait.

Bref je vous ai déjà expliqué tout ça dans deux précédents articles. Celui ci, et celui là.

Je vous avais tous sollicité pour participer à une levée de fonds qui devait permettre à Mr BELZINCE de bénéficier de soins appropriés à son problème cardiaque.

L’objectif de la levée de fond était très ambitieux… 25 000 euros c’est déjà pas rien pour un européen… Imaginez ce que cela représente pour un Haïtien (salaire moyen : 660$/an).

25 000 était l’objectif final qui aurait permis un transfert vers un autre pays ainsi que la prise en charge des soins. Pour espérer atteindre ces 25 000 euros, il me fallait déjà récolter 2 500 euros via mon entourage proche (vous). Sans ses 2 500 euros, il était inutile de diffuser la campagne de crowdfunding au grand public.

Grâce à HumaniMer nous avons pus récolter 1 200 euros. Je tiens à remercier tous les donateurs, petits et gros, qui nous ont permis de transférer Vilarson vers un hôpital offrant de bien meilleures conditions sanitaires. Les 2 500 euros n’ont pas été atteints mais la somme récoltée lui à permis de vivre ses derniers instants de façon plus humaine grâce à vous.

Vilarson à fini par succomber à ses problèmes cardiaques avant que nous ayons pu trouver les fonds nécessaires à son transfert. La mission est donc un échec, j’ai fait tout ce que j’ai pu mais ça n’a pas suffi.

Je ne me faisais pas trop d’illusions sur la possible réussite de la mission mais j’ai fait de mon mieux. Le point le plus positif que j’y trouve est d’avoir soulagé l’esprit de Soeur Flora le temps de notre présence. La mort quasi certaine de Vilarson mobilisait toutes ses ressources intellectuelles et constituait un frein à la gestion de l’orphelinat. Voir quelqu’un s’occuper du cas de Mr BELZINCE lui a permis de se libérer un peu l’esprit et de mieux se concentrer sur la gestion des orphelins et personnes handicapées.