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Cuba – Tourismo con la familia !

Arrivé à Cuba nous avons déjà envie de repartir… Il fait 16°C, température insupportable pour nos corps tropicalisés ! Nous n’avions pas connu de si basse température depuis un an et demi (Lisbonne).

Ma mère et mes sœurs sont arrivées par avion le même jour, nous sommes donc finalement restés :) Ça fait du bien de revoir sa famille après presque deux ans d’absence !

photo panoramique vue du toit avec les filles et alex dans des rocking chairs

Vue du toit de la casa particular des filles à Vinales

Les filles n’ayant que deux petites semaines de vacances, elles ont prévu d’en profiter à fond et le programme est chargé. 5 villes à visiter et deux à trois fois plus d’activités dans chacune d’elles.

Elo et moi avons laissé Poker d’As à Cienfuegos pour rejoindre ma famille dans la capitale. Nous nous renseignons dans la rue, le taxi nous couterait 150 euros, tandis que le bus 50 euros pour deux. Nous optons donc pour le bus. En nous rendant au terminal, un cubain nous demande où nous voulons aller et nous propose le trajet Cienfuego / La Havane pour le même prix mais dans une voiture et avec un temps de trajet divisé par 3. Vendu.
Pour se rendre à La Havane nous empruntons la Autopista, c’est la seule autoroute Cubaine et elle traverse le pays d’Est en Ouest. Le taxi amateur roule a fond, et n’hésite pas à faire demi tour en traversant les 6 voies pour aller prendre son café. Qu’est ce que j’aime le style Cubain ! :)

photo d'A.Fernandez au piano

Amaranto Fernandez du groupe Buena Vista Social Club

Nous rejoignons les filles à la Plaza de la Cathédral et visitons un peu les alentours. Nous nous arrêtons dans un bar où Amaranto Fernandez (groupe Buena Vista Social Club) fait un petit concert. Nous en profitons pour gouter aux fameux Mojito cubains… Délicieux !
A 5 blancs autour de la table, le mot « $$$ Touriste $$$ » semble flotter au dessus de nos têtes. Si bien que nous nous retrouvons avec une facture largement gonflée : 6 euros par Mojito ! Dans n’importe quel autre bar, nous les payerons 1,50 euros !
Elo et moi sommes maintenant rompus à l’art de pousser des gueullantes quand on essaye de nous avoir de la sorte. Pourtant cette fois ci, nous sommes restés cois et ma pauvre mère s’est acquitté du montant de cette facture faramineuse. Elle s’était déjà fait escroquée la veille d’environ 50 euros lorsqu’elle a voulu faire du change. Comme dans toute capitale, il faut redoubler de vigilance quand il s’agit d’argent !

Le soir, nous dormons chez des Français expatriés. Le logement est gratuit car ils n’ont pas de licence de « casa particular » (location chez l’habitant). Ils avaient simplement demandés à ma mère de ramener quelques gâteaux et des magazines français en guise de payement.

Le lendemain, nous allons chercher une voiture de location. Les routes étant longues et les transports en commun peu pratiques, nous gagneront un temps fou grâce à cette location. En effet, pour prendre le bus, il faut s’enregistrer la veille, en présentant nos passeports. Et le jour même il faut se présenter 1h avant le départ pour l’enregistrement. Le gouvernement Cubain tient à pouvoir contrôler tous les déplacements que nous faisons sur son territoire. Quitte à fait du terminal de bus un casse tête aéroportuaire !

Nous nous rendons dans la ville de Viñales où ma mère avait réservé une casa particular. Sur place, la propriétaire nous demande nos passeports. Elle doit remplir pas mal de paperasse pour que le gouvernement puisse contrôler les allées et venues des touristes. Avec Elo nous avons l’habitude de laisser nos passeports au bateau, c’est moins risqué en cas de vol ou d’agression. Du coup la proprio ne peut pas nous accepter chez elle, le risque d’être dénoncé par un voisin est trop grand. Elle nous trouve rapidement une autre casa particular avec une propriétaire moins regardante (à mon avis elle manquait de clients). Cette seconde proprio nous demande d’être discret, et en cas de contrôle dans la rue, nous devons dire que nous ne savons pas encore où nous dormons le soir.

Un fois ces formalités réglées, nous allons visiter la ville. Les habitants sont très accueillants et la ville charmante. Le soir, nous mangeons un repas préparé par la maîtresse de maison. Langouste délicieuses ! Ma mère, du haut de ses quelques décennies, dit n’avoir jamais mangé de langouste aussi bien cuisinée de sa vie ! Pour ma part, je ne suis pas très fan des produits de la mer, mais là vraiment, c’est exquis ! Si bien qu’on n’essayera même pas d’aller au restaurant pour les prochains repas.

Aujourd’hui, c’est journée cheval pour visiter les champs de tabacs aux pieds des Mogotes (montagnes à sommets ronds). Nous en avons pris plein la vue (voir vidéo). On a aussi eu le droit à une visite d’une petite grotte.

Nous retournerons ensuite à La Havane, dans un appartement en centre ville. Nous faisons du tourisme comme nous n’avons plus l’habitude d’en faire avec Elo. Visite du centre historique, arrêt cocktails, visite des rues populaires et achats de souvenir, arrêt cocktails, photos, photos, photos, petit tour en Chevrolet des années 50, et pour finir, un bon resto qui ne coûtera que 15 euros pour nous 5 ! Pas fou, je saute sur l’occasion et n’ai pas besoin d’insister pour qu’Elo et moi nous chargeons de régler cette notre. Elle ne nous fera pas trop mal au portefeuille qui s’est bien (beaucoup, énormément) allégé depuis le début du voyage ;)

Prochaine étape, Cienfuegos, là où est mouillé Poker D’AS. Les filles ont loué une casa particular pas loin du bateau, avec vue sur la mer coté Est ET coté Ouest. Le jardin fini au pied des vagues et une douche extérieure est à disposition pour l’après baignade.
Quant à nous, nous dormons au bateau et en profitons pour faire un peu de ménage post-navigation.
Le matin, comme tous les matins, nous prenons un copieux desayuno (petit déjeuner) à la casa particular. Tortillas avec ou sans fromage, pain, banane, papaye, ananas, goyave, café, jus de goyave et croque monsieur. Si bien que nous avons rarement besoin de manger le midi.
C’est reparti pour du tourisme assaisonné aux Mojitos. Il y a beaucoup de galeries d’arts et nous achetons tous un ou plusieurs tableaux. Une petite faim se fait finalement sentir vers 4h et nous trouvons des petites pizzas bien nourrissantes pour moins d’un euro (10 pesos). C’est assez dingue, dans les restos à touristes, le plat peut revenir à 30 euros, alors que dans la rue on trouve des repas complets pour moins de 2 euros.
Pour obtenir des bons prix, c’est comme partout, il faut trouver les restaurants qui n’affichent leur prix qu’en monnaie nationale.

Avant dernière étape Cubaine : Trinidad. Une vieille ville aux rues pavées où l’on peut croiser des troupeaux entiers de chevaux montés par des caballeros (cavaliers). Ils sont au galop et le bruit des sabots résonne au contact des pavés. Certains glissent mais se rattrapent et continuent à galoper. Génial ! La ville est encore une fois charmante. On déambule dans les rues et écumons les marchés.
C’est l’anniversaire de ma soeur Ségo. Les groupes que nous croisons dans les bars lui chantent un Féliz Compléaños (joyeux anniversaire) endiablé ! On est bien ici !

 

Il est temps pour nous de rendre la voiture, et pour Tiphaine de rentrer en France. Nous repassons donc à La Havane et prenons une nouvelle casa particular. Des peignoirs sont à disposition dans les chambres, manque plus que les cigares ! Nous achèterons quelques Montecristo mais les gardons pour les copains ;)

Nous nous dirigeons maintenant vers Varadero, petit Miami Cubain. Grande plage et ville sans patrimoine historique. Tout est misé sur le tourisme.
Dans la casa particular, le cuisto est Italien. Les repas sont un peu moins bons que ceux préparés par les Cubaines (on devient difficile à force) mais restent excellents.
Nous discutons pas mal avec l’Italien de l’économie parallèle Cubaine. Pour avoir des pommes de terre, il faut les acheter sous le manteau car c’est normalement réservé aux membres du gouvernement. Nous discutons aussi de l’aberration la plus flagrante : le pays à deux monnaies… Le pesos national pour les cubains, et le CUC pour les touristes. Un CUC équivaut à 25 pesos national. Il faut donc faire attentions aux prix affichés car il n’est jamais précisé dans quel monnaie ils sont.
Au marché, je trouve des cigares vendus sous le manteau 35 euros la boite de 25 au lieu de 180… J’ai pris des Montecristo (cigares fumés par le Ché) et des Cohiba (cigares fumés par Fidel Castro).

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Nous quittons maintenant Ségo et ma mère. Grâce à la visite des filles, Elo et moi avons vécu comme des rois pendant ces deux semaines. Ça nous a fait vraiment du bien de pouvoir dormir dans de vrais lits, manger de vrais repas, et passer du temps avec mes proches. L’étape Cubaine fut l’une des plus agréables du voyage !