phot de plage avec cocotiers a Pristine, Ile à vache

Haïti – Magnifique mais extrêmement pauvre !

Nous sommes bien arrivés en Haïti ! À l’Île à Vache plus précisément.

L’eau est claire comme de l’eau de roche, les paysages sont authentiques, et la population accueillante.

Les pêcheurs du coin nous ont accompagné jusqu’au mouillage de Port-Morgan. Il n’était pas référencé sur mes cartes marines (CM96), et il était indiqué un mètre de fonds. Il y a finalement plus de quatre mètres et c’est un mouillage sûr.

Photo d'un bateau à voile Haïtien rentrant de la pêche

En Haïti les voiles c’est du cousu et recousu :)

En nous accompagnant, on essaye de nous vendre des produits ou services. Un des gars nous propose une clé 3G en location : 7€/jour. En moins de deux minutes de négociations, le prix descend à moins de 1€/jour… On a fini par acheter une puce 3G pour le téléphone avec crédit internet à 19€ (1200 Gourdes) pour le mois. Étonnamment, la 3G marche plutôt bien comparé aux autres îles des Caraïbes.

Tous les services proposés le sont en dollars US, alors que la monnaie utilisée ici est la Gourde (HTG). Il faut donc négocier en gourde pour espérer obtenir un prix correct. Mais le pays est tellement pauvre qu’on peux se permettre de payer un prix un peu fort par rapport aux locaux. On nous a, par exemple, proposé une balade à cheval pour 5€/tête/heure, ce qui est déjà très bas. Mais en en parlant à Villem, notre guide des premiers jours, il m’a proposé un tarif local… Une journée entière pour 500HTG (8€) tout compris…

On a hâte de faire cette balade à cheval. D’autant plus que ce qu’on a déjà visité est vraiment joli. À dos de cheval, on va vraiment en prendre plein la vue !

On a beaucoup plus de visites au bateau comparé au Sénégal. Une dizaine de visites par jour, c’est lassant à la longue. Mais les gens sont moins insistants et un peu plus corrects sur les tarifs annoncés. Et lorsqu’on est pas sur le bateau, les prix qu’on nous donne sont la plupart du temps les mêmes prix que ceux payés par les locaux. C’est agréable.

Nous sommes restés une semaine à Kaykok, Port-Morgan. Villeme nous a accompagné le premier jour aux douanes. Les tarifs sont fait à la tête du client je pense… Le douanier veut que l’on paye en $US. On s’en doutait et nous avions fait bien attention à changer nos dollars contre des Gourdes. Lorsqu’on lui demande le prix en HTG, il nous dit qu’il ne sait pas et fait la gueule quand il comprend qu’on a que des Gourdes. Je fini par faire une conversion sur mon téléphone, qui me dit 40$US = 2200HTG… J’annonce au douanier 2000HTG et il les prend.
Suite à ça, je lui demande un reçu pour l’extravagante somme que nous venons de payer. Il dit que ça ne se fait pas ici. Je lui demande comment je peux prouver que j’ai bien payé cette somme à l’entrée, il me répond qu’il n’y aura pas de problème à la sortie. Il est bien gentil mais ça parole ne nous suffit pas. Après 5 minutes de vaines tentatives, je finis par oublier l’idée du reçu de peur que le ton monte et qu’on se retrouve dans une situation peu agréable. On a un témoin, Villeme, et on l’a signifié au douanier.
Pour la petite anecdote, une des bénévoles à l’orphelinat de Soeur Flora, à payé 10$ d’entrée sur le territoire. Elle a vu le douanier distribuer immédiatement les billets à ses collègues ! Pratique.

Photo de la façade du bâtiment principal de l'orphelinat

Façade du bâtiment principal de l’orphelinat.

Après 4 jours de repos/visites, nous emmenons le bateau plus à l’Ouest de l’Île à Vaches. Nous avons entendu parler de l’orphelinat St François D’Assise, géré par la Soeur Flora. Nous voulions nous rendre sur place afin de voir où nous pouvions nous rendre utile. Il y a beaucoup à faire !

Les enfants et personnes handicapées vivent dans des conditions plus que spartiates, ils n’ont pas de jeux, peu de vêtements, souvent pas de chaussures, dorment à même le sol et les uns sur les autres.
Beaucoup de maladies circulent et perdurent à cause de la situation sanitaire. La plupart du temps c’est l’infirmier et Soeur Flora qui décident d’un traitement. Le diagnostic d’un médecin n’est possible que lorsque des volontaires venus d’autres pays se rendent sur site.

Photo du générateur de l'orphelinat St François d'Assise

Le générateur alimentant tout l’orphelinat !


La première action de l’asso Humanimer fut d’aider à relancer le générateur. Il y a un bon parc de panneaux solaires mais sans le générateur il n’y avait plus d’électricité la nuit.
Ensuite on a essayé de réfléchir à des actions qui pourraient permettre d’améliorer la vie des orphelins.

 
 
 
Elodie travaille actuellement avec les personnes en situation de handicap et leurs aides soignants. Il est difficile de mettre en place des formations car les retours d’expériences que nous avons eu nous montrent que les conseils ne sont appliqués que durant le temps de formation. Elo travaille donc avec les aides soignants.
Ça passe par de la mise en place de carnets de pictogrammes pour améliorer la communication entre soignants et soignés (la situation ne le permettra peut être pas), des rappels sur les règles d’hygiènes, du tri de matériel médical, etc.
Coté orphelins valides, Elo fait de l’aide aux devoirs.
Elle participe aussi activement à l’élaboration d’un dossier de demande d’aide pour un patient cardiaque et aide Soeur Flora sur d’autres dossiers.

photo de l'équipe de bénévoles entrain de manger

L’équipe actuelle de bénévoles à l’orphelinat !

Coté administratif, nous avons aussi un peu de boulot. Il faudra mettre en place un carnet d’accueil pour les nouveaux bénévoles afin de faciliter leur intégration à l’orphelinat.

photo de Vilarson BELZINCE bien portant

Vilarson quand il est en forme !

De mon côté, je travaille sur un cas d’urgence. Un des employés de l’association est dans une situation cardiaque grave. Je vous parlerai de son cas en détail dans mon prochain article.
HumaniMer essaye, autant que faire ce peut, de mettre en place des actions pérenne. Aider ce gars est une action ponctuelle mais elle bénéficiera à long terme à l’orphelinat. C’est un employé de confiance (c’est rare en Haïti), qui agit bien au delà de ses obligations contractuelles.

On va faire en sorte de l’envoyer au Canada pour qu’il puisse bénéficier de soins adéquats.
C’est un gros projet. Il va falloir mobiliser beaucoup d’associations et de bénévoles pour rendre possible son transfert. 10 bénévoles sont déjà mobilisés. On va bientôt avoir besoin de vous pour le mener à bien !